La LFP lance un appel d’offres pour les droits TV de la Ligue 1 à partir de 2029
Depuis le printemps dernier, la Ligue de Football Professionnel (LFP) travaille activement sur les modalités d’un appel d’offres concernant les droits télévisuels de la Ligue 1. Ce projet a un horizon assez éloigné, puisque la LFP envisage de lancer cette consultation dès octobre. Les droits visés débuteraient à partir de la saison 2029-2030, après l’exclusivité de Ligue 1+, et se poursuivraient jusqu’à la fin de la saison 2033-2034.
Dans une note stratégique rédigée en mars, Nicolas de Tavernost, ancien directeur général de LFP Media et actuel président du conseil d’administration du Stade Rennais, a suggéré de se tourner vers le marché d’ici la fin de l’année.
Olivier Bramly, son successeur à LFP Media, engage depuis plusieurs semaines des discussions avec les principaux dirigeants des sociétés audiovisuelles, y compris ceux de Canal+. L’objectif de ces échanges est d’évaluer ce projet prometteur. Bien que les droits ne prendront effet que dans trois ans, la LFP a tout intérêt à anticiper les résultats d’un tel appel d’offres.
Il est essentiel de noter qu’une clause de sortie est intégrée dans les contrats en cours avec les distributeurs de Ligue 1+. Cela permet une activation potentielle dès mars prochain. Si la LFP parvient à convaincre un acteur majeur de s’engager sérieusement pour la Ligue 1 à partir de 2029, elle pourrait, après avoir mis fin à ses contrats actuels de distribution de Ligue 1+, offrir au gagnant une reprise exclusive de la plateforme de diffusion du Championnat. Autrement dit, cela lui donnerait la possibilité de proposer son produit avec deux ans d’avance.
Cette option pourrait inciter un acteur du marché à s’engager fermement pour l’ensemble des matchs, car la loi permet désormais à la LFP de vendre la Ligue 1 en un seul lot. Cela pourrait aussi ouvrir la voie à des négociations avec la LFP pour récupérer Ligue 1+. Toutefois, il est important de ne pas se précipiter, car les récents appels d’offres de la LFP pour le Championnat de France ont été peu fructueux. Néanmoins, l’échéance de mars pourrait inciter la Ligue à agir et à réévaluer la valeur de son produit.