Saint-Étienne peut prendre de l’avance sur Montpellier en Ligue 2
Après deux matchs à domicile sans l’incontournable soutien des supporters, l’ambiance va enfin retrouver son dynamisme. Les ultras ayant été temporairement suspendus, le stade Geoffroy-Guichard accueillera ce week-end son premier match à guichets fermés de la saison, avec 39 000 fans prêts à encourager les Verts. Lors de cette rencontre face à Montpellier, prévue samedi à 20 heures, une victoire permettrait à Saint-Étienne de creuser un écart de 7 points entre les deux formations, affirmant ainsi la régularité et la force d’un début de saison prometteur.
Depuis le début du mois d’août, l’AS Saint-Étienne a presque tout réussi. L’équipe, sous la direction de Ian Cathro, a marqué 13 buts en quatre matchs. Elle a même montré sa détermination en encaissant un but à domicile, malgré une large avance (3-1 contre Clermont à la 89e minute, le 14 août). Ce lundi, elle a réussi à renverser Dijon (3-2), une rencontre où elle a été mise à l’épreuve pour la première fois depuis un mois. Bien que la suite reste à déterminer, les Verts semblent bien partis pour jouer les premiers rôles dans la course à la montée, comme en témoigne leur début de saison précédent avec cinq victoires et deux nuls.
Cependant, le défi n’est pas simple. « Le principal adversaire des Verts, ce sera Saint-Étienne », a déclaré l’entraîneur de Grenoble, Olivier Frapolli, dont l’équipe a subi une lourde défaite (0-4) dans le Forez le 22 août. Les Stéphanois doivent maintenant gérer le retour de l’euphorie populaire, tout en faisant preuve de calme et de patience. Montpellier, de son côté, bénéficie de l’avantage d’une semaine de repos, n’ayant pas joué depuis vendredi dernier.
L’équilibre de l’équipe paraît plus solide cette saison, tout comme ses stratégies défensives. Les joueurs ont su tirer profit de l’approche rapide et directe du jeu, avec Irvin Cardona et Thierno Ballo marquant chacun 4 buts. Toutefois, Jakob Breum, le meneur de jeu, est en train de se remettre d’une blessure musculaire survenue le 22 août. Si son nom figure sur la feuille de match, il est peu probable qu’il débute. « Nous surveillons son état, a précisé l’entraîneur écossais jeudi. Collectivement, nous avons beaucoup travaillé et il ne nous reste qu’à retrouver notre énergie. Au coup d’envoi, personne ne pourra dire que nous n’avons pas eu assez de repos. »
Zouriko Davitachvili, qui a finalement décidé de rester dans la Loire, a pris les rênes du jeu stéphanois. « J’ai appris à le connaître, a déclaré Cathro. C’est vraiment un gars fantastique. Je suis très heureux de travailler avec lui. » L’équipe, pleine de dynamisme et de conviction, avance avec une vision à long terme pour restaurer une ambition « connectée à son histoire et à sa région », selon les propos de son nouvel entraîneur.