Waldemar Kita annonce trois propositions pour le rachat du FC Nantes
À l’aube de sa vingtième année à la direction du FC Nantes, Waldemar Kita (72 ans) a accordé une interview à Presse Océan ce samedi. Après avoir traversé une période difficile suite à la relégation en L2 en mai dernier, il admet que le début de saison des Canaris, actuellement 17es du classement avant leur match contre Sochaux, « n’est pas bon ». Concernant le départ de l’entraîneur Michel Der Zakarian dès la troisième journée, qui pourrait lui coûter un million d’euros, il déclare : « Comme d’habitude, quand je prends un risque, je le paie cash. » Il exprime également son soutien à son successeur Grégory Poirier, qu’il décrit comme ayant un « jeu assez offensif, moderne. Je m’avance peut-être beaucoup mais, s’il a un peu de chance, il peut aller très, très haut », affirme-t-il.
Concernant la vente du club, un sujet récurrent, Kita assure ne « pas (être) pressé » de passer la main et révèle avoir reçu « trois propositions » sans en dévoiler davantage en raison de « clauses de confidentialité ». Il dément toutefois une offre provenant de fonds britanniques, qualifiant cela de « pipeau ! C’est n’importe quoi. »
Bien qu’il refuse d’évaluer la valeur du FC Nantes, détériorée par la descente en L2, il précise avoir investi « 200 M€, (soit) environ 10 M€ par an » depuis son arrivée à la présidence en 2007, sans jamais avoir « gagné un centime. Il faut être bête pour dire que j’ai gagné de l’argent au FC Nantes. »
Enfin, tout en niant avoir récemment déclaré à un sponsor qu’il était fatigué, il admet ressentir une certaine usure : « Il est normal que je puisse éprouver un certain ras-le-bol (…) mais je suis encore là, insiste-t-il. Pour aider à la bonne marche du club. » Il confie néanmoins « (s) e poser beaucoup de questions à (s) on égard. Un truc ne va pas. Peut-être ne suis-je pas fait pour ça. »
Cette « autocritique » est accompagnée d’un regret : l’échec du projet YellowPark (stade de 40 000 places avec un toit rétractable) et d’un nouveau centre de formation, citant le manque de dialogue avec la métropole. « L’ancien responsable des Sports, très gentil, n’arrêtait pas de dire qu’il fallait qu’on se voie. Je l’attends toujours. Le café s’est refroidi », conclut-il avec ironie.