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Disparition : Le cri de guerre « Atchik atchik atchik, aïe aïe aïe » est mort

C’est fini, le cri de guerre « Atchik atchik atchik, aïe aïe aïe », star des vestiaires dans les années 90, n’est plus. Il avait 27 ans.

C’est cruel mais c’est ainsi : la Fédération des Cris de Guerre de France a annoncé cette nuit la disparition du cri de guerre « Atchik atchik atchik, aïe aïe aïe » à l’âge de 30 ans.

Star des vestiaires depuis 1989 et le chant entonné par Jean-Pierre Papin après son triplé en finale de la Coupe de France remportée par l’OM face à l’AS Monaco (4-3), le cri de guerre « Atchik atchik atchik, aïe aïe aïe » avait été repris par quasiment l’ensemble des vestiaires amateurs jusqu’à la fin des années 90, si l’on en croît Lenny Bart, le responsable du service Préservation du Patrimoine de la FFF :

« D’après nos outils, nous savons que, entre 1990 et 1997, plus de 99% des capitaines des équipes de foot chantaient le cri de guerre « Atchik atchik atchik, aïe aïe aïe » dans les vestiaires après une victoire. Ensuite, effet 1998 oblige, les capitaines ont commencé à chanter le « La lala lala » de Gloria Gaynor, avant de tous se mettre d’accord à partir de 2002/2003 pour chanter le « Po polopopopo… po » des White Stripes. »

« Aujourd’hui, les jeunes chantent du JUL… »


Toujours selon Lenny Bart, avec les cris de guerre qui tendent à disparaître, c’est le football entier qui se meurent un peu avec lui :

« La montée en puissance du « Po polopopopo… po » a fait du mal à « Atchik atchik atchik, aïe aïe aïe », beaucoup de mal. Il a sombré dans l’alcool, a été impliqué dans des affaires de drogues et de prostitution… Il a tenté parfois de sortir la tête de l’eau en s’incrustant dans les vestiaires d’équipes de vétérans du dimanche matin, mais le mal était fait, il était déjà trop tard. Pourtant, quel plaisir que ce « Atchik atchik atchik, aïe aïe aïe » ! Rappelez-vous : quand vous perdiez, il n’y avait rien de plus rageant que d’entendre vos adversaires crier « Atchik atchik atchik, aïe aïe aïe ». C’était incompréhensible, mais ça faisait mal juste là où il fallait, c’est un peu comme si le buteur adverse se mettait le doigt dans l’anus et vous le portait sous le nez pour vous chambrer : c’était méchant mais pas trop ! »

Quid du futur des cris de guerre ? A en croire Lenny Bart, le futur des sombre :

« A l’heure d’aujourd’hui, pour fêter une victoire dans les vestiaires, les jeunes chantent du JUL… On est mal patron, on est mal ! »

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